jeudi 9 avril 2015

Le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis v2.0

**Roulement de tambour**

Le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis v2.0 est enfin sorti ! Je suis vraiment très fière de vous présenter cet e-book de 48 pages destiné à vous éviter des heures de stress et d'errance dans les rayons des supermarchés américains. Les premiers retours au sujet de cet ouvrage sont très enthousiastes et j'ai vraiment hâte que vous le découvriez à votre tour.

Le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis, qu'est-ce c'est ?

L'histoire de ce guide a commencé il y a plusieurs années, à une époque où je consacrais l'essentiel de mon temps libre à alimenter ce blog. En 2006, je publiais trois billets consacrés aux produits laitiers et pâtissiers américains. Devant leur popularité, je décidais d'en rassembler le contenu dans un « Petit guide de survie alimentaire à l’usage du gourmand français aux Etats-Unis », un document de 12 pages à télécharger au format PDF sur mon blog. Au fil des années, les retours sur ce document ont été très positifs :
"J'en profite (...) pour te remercier pour le petit lexique à l'usage des arrivants aux US, moi-même étant fraichement installée à NY, cela m'a beaucoup servi pour ma première expédition à la superette du coin."
- Clara, blog D'une pomme a l'autre
 "Il m’est extrêmement utile et c'est la première chose que j’ai envoyée à une de mes cousines quand elle a déménagé avec son époux et leurs 4 enfants de Paris à San Francisco."
- Blandine, Atlanta
"Bravo pour le guide de survie alimentaire, j'aurais aimé le découvrir plus tôt !"
- Mimi, du blog Chroniques Eparses
Parallèlement, j'ai commencé à recevoir un différent type de message :
"Dis tu voudrais pas un jour actualiser ton Guide de Survie alimentaire aux USA et y compiler à l'occasion des trouvailles Patates de Survie, Listes de course de Survie, Magasin de Survie ;)"
Mettre le Petit guide de survie à jour ? L'idee était séduisante. Malheureusement, avec une vie professionnelle de plus en plus prenante et une vie familiale me laissant de moins en moins de temps libre, la tâche m'a longtemps paru insurmontable. Tout a brusquement changé lorsque j'ai quitté mon travail le mois dernier : je tenais là l'opportunité rêvée d’actualiser ce document.

Après avoir fixé le mardi 7 avril comme date de lancement arbitraire (en pleine semaine de Pessah : masochiste, moi ?), je me suis mise au travail. Aux deux chapitres originaux consacrés aux produits laitiers et pâtissiers se sont donc ajoutés huit chapitres et trois lexiques d'ingrédients.

Le Guide de survie américain aux Etats-Unis, c'est aujourd'hui 48 pages de repères, de conseils et de bonnes adresses pour réussir à manger au moins aussi bien qu'en France. Au programme, produits laitiers et pâtissiers, bien sûr, mais aussi viande, œufs, chocolat, pommes de terre (depuis le temps qu'Otir attendait ça), survivre à la première sortie au restaurant et la liste quasi-compréhensive de toutes mes bonnes adresses. Et si le chocolat Côte d'Or vous manque vraiment, je vous donne plus d'une source pour vous en procurer.

A mon grand bonheur, les retours des premières clients sont très enthousiastes.
"Je découvre avec bonheur les sites de nourriture française !! Tout ce que je dévaliserais si j'étais en France avec une valise vide !!! C est super !!! Je vais pouvoir racheter des barquettes à [mon fils] !! C'est le bouquin à offrir à un futur expat aux US !!"
- Stella, New York
"Ton guide va trouver sa place à côté de... French Laundry, qu'on m'a offert à mon départ d'Europe ou bien plus réaliste : dans un tiroir de la cuisine pour le consulter souvent ! Et ta rubrique bonnes adresses est top. Et le lexique à la fin ! Vraiment félicitations, que de bons plans et de réponses !!"
- Sarah, Chicago
The French Laundry, carrément ! J'aimerais avoir assez d'éloquence pour exprimer comme ces commentaires m'ont touchée. L'une des grandes frustrations que j'avais à mon ancien travail était liée à l'absence de contact avec les clients. C'est tellement plus gratifiant de travailler lorsqu'on peut mesurer l'impact de son travail sur ses clients.

 J'ai aussi reçu plusieurs questions auxquelles je réponds ici.

A qui s'adresse ce guide ?

Ce Guide est destiné à tous les francophones d'origine européenne (France, Belgique, Suisse) qui anticipent un séjour prolongé aux Etats-Unis (touristes, étudiants, jeunes filles au pair, expatriés, etc.)

Je vis aux Etats-Unis depuis plusieurs mois ou plusieurs années, est-ce que ce guide est pour moi ?

En un mot : oui. Mon amie Léa qui vit aux Etats-Unis depuis 17 ans a beaucoup appris grâce à ce guide :
"J'ai beaucoup appris sur les différentes farines, les laitages et le chocolat ! Ce que j'aime, c'est l'alliance de la chimie aux expériences personnelles, le tout sur fond de culture et surtout compréhensible par tous. Même en étant depuis longtemps dans le pays, on apprend encore pleins de trucs !"
- Léa
Existe t'il une version papier de ce guide ?

Pour l'instant, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis est disponible au format PDF uniquement sur la plateforme Gumroad. J'explorerais la piste de la version papier si la demande pour ce format est assez importante.


Combien ça coûte ?

Le prix du Guide de survie est de 10,99$. Bénéficiez de 3$ de réduction jusqu'au mardi 14 avril avec le code "launch704". Le prix inclut une mise à jour annuelle au mois de janvier.

En achetant le Guide de survie, vous recevrez également un code de 7% de réduction valable sur vos deux prochaines commandes sur un site de produits français sux Etats-Unis sur lequel vous trouverez, entre autres, de la moutarde Amora, des chocolats Mon Chcri, du Ricoré, des bonbons Batna etc.

Vous hésitez encore ?

N'hésitez pas à me contacter par e-mail à estelle.tracy(at)gmail.com ou dans les commentaires de ce billet pour toute question au sujet de cet e-book. Je suis vraiment touchée par le soutien de mes premiers clients et j'espère que vous ferez vous ausi confiance au Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis pour mieux manger aux Etats-Unis.

dimanche 29 mars 2015

Le grand saut

Et bien voilà, après plusieurs mois de doutes, d'angoisses et de tergiversations, j'ai fini par donner ma démission à mon employeur. C'est une décision que j'ai n'ai pas prise à la légère et qui n'est pas sans impact financier sur mon foyer (je suis actuellement sans revenu) mais je ne pouvais plus ignorer ma petite voix qui me soufflait, il y a un an déjà, de changer de cap. J'ai passé en revue bien des destinations avant de décider, avec l'appui de Jonathan, qu'il serait plus sage de sauter dans le vide.

Ca n'a pas été facile de dire au revoir à des collègues qui, au fil des années, sont devenus des amis. Il y a eu des larmes, des échanges d'adresses, des notes écrites à la main, un précieux cadeau, des invitations LinkedIn et puis, bien sûr, un pot de départ. J'ai expliqué qu'après plus de neuf ans de bons et loyaux services, le temps était venu pour moi de passer à autre chose.

Le vendredi 6 mars, j'ai donc déposé mon badge et mon ordinateur portable dans le bureau de ma manager et j'ai quitté le bâtiment gris sans regarder en arrière.


Café Philter

Trois semaines se sont écoulées depuis mon départ. L'euphorie des premiers jours a fait place à la peur, celle de l'inconnu. Le jour, mes angoisses alimentent mes créations mais le soir, dans mon lit, je pense à l'avenir les yeux grand ouverts, en suppliant le sommeil de venir m'apaiser.

J'avance donc lentement, un pas à la fois. J'ai fini un recueil de recettes sur un sujet qui me tient à cœur. J'ai découvert une nouvelle boulangerie française. J'emmène mes filles manger des glaces. En ce moment, je travaille sur la mise à jour du Petit guide de survie alimentaire auquel je n'avais pas touché depuis 2006. Ce nouveau guide d'une trentaine de pages sera en vente sur mon blog à partir du mardi 7 avril, c'est le compagnon que j'aurais aimé avoir glissé dans mon sac à dos avant de quitter la France en 2002. J'ai beaucoup appris depuis cet après-midi de juin humide où j'ai foulé le sol du territoire américain. J'espère continuer ainsi.

lundi 9 mars 2015

Let it flow

C'est un lundi de février que le magazine Flow a subitement envahi mon flux Instagram. Une couverture aux couleurs pastel et une ligne éditoriale surfant sur la vague des plaisirs simples, la tentation était forte pour que j'accepte l'offre de Requia de me faire parvenir le magazine. Si j'ai finalement refusé, c'est à cause du prix : 6,95€, c'est le prix d'un livre de poche que je n'envisagerai pas de placer, lui, dans la benne de recyclage quelques mois après l'avoir lu.  


Lorsque j'ai découvert, sur mon flux Instagram, encore, que ma petite sœur avait acquis la publication, je lui ai aussitôt demandé son avis. Ma sœur, Sarah, est une personne que je qualifierais d'entière et authentique. Loin des tendances, ses goûts la guident vers les rayons les moins fréquentés, de la vie en général et de la Fnac en particulier. Sarah ne me paraissait pas être la cible de cette publication aux allures de chamallow et j'ai donc été fort curieuse de savoir ce qui l'avait motivée à laisser Flow l'accompagner dans les transports en commun (ah, la chouette couverture...) et ce qu'elle avait pensé du magazine. Le message qu'elle m'a envoyé sur le sujet était tellement détaillé que j'ai eu envie de le publier ici.
Le magazine est très esthétique mais un peu comme tous ces blogs hyper tendance, tu sais, le côté pâle (on ne dit pas pâle, Sarah, c’est épuré), du pastel, des photos type vieilli qui donnent un petit côté années '70, de jolis petits dessins/photos qui te font dire "oh que c’est mimi !"

Les sujets abordés sont vraiment tendance : la pleine conscience, les plaisirs simples mais ça manque un peu de consistance, de fond (ce n’est pas inintéressant mais insuffisant) et il y a un petit côté "je vais vous expliquer la vraie vie, la douce vie" un peu agaçant. Quand tu lis par exemple l’article qui t’explique que c’est sympa d’entendre le sifflement typique de la bouilloire et de faire du café filtre à l’ancienne - pas dans une cafétière, attention, mais en posant le filtre directement sur la thermos - tout ça raconté sans aucun recul, tel un Christophe Colomb découvrant la vie simple, diffusant la bonne parole, et bien franchement là tu as un peu envie de t’énerver (et de lui offrir une nappe cirée année '70 histoire que ça aille dans son imaginaire !).



C'est dommage, je trouve que cet article ne t’apporte rien, alors que j'adore les cérémonies, tu sais, le plaisir de préparer un thé turc, de l’apprécier dans son petit verre, de l’inclure dans un rituel d’hospitalité et de la même manière, de faire un vrai café turc, où un bon café filtre, de moudre son café, d’humer l’odeur... pour le plaisir, le vrai, j’aime ça ! Dans le magazine, ça sent plus la fille séparée (c’est elle qui le dit, je ne me serai pas permise) et qui essaye de s’en sortir en appréciant les choses simples.

Cela dit, tu as quand même un très bon article sur les Américaines de Paris dans les années '20 et de très bonnes pages shopping, avec une vraie recette de thé chai avec le mélange d’épices qu’il faut, qui a l’air en plus très simple à réaliser.


Tu vois, par exemple, j’adore Oprah. Je la trouve plus sincère dans l’intention , plus intéressante car elle t’apprend vraiment à croire en tes possibilités. Son discours est plus universel car, avec plus de bon sens, elle ne paraît pas, elle est. Flow a ce côté "faites comme moi et regardez comme c’est bien ce qu’on fait" et non pas "mobilisez vos ressources", tu vois ce que je veux dire ?

Si tu as le temps, lis cet article sur la vision de l’auteur sur la cérémonie du thé japonais, et tu comprendras ce qui m’a manqué dans Flow : la sincérité, la bienveillance et la générosité.

Ca reste agréable à lire, il ne faut seulement pas en attendre grand-chose mais, à 6,95€ euros, j’ai le droit d’avoir des articles mieux rédigés que sur des blogs (parfois la rédaction des blogueurs est même plus soignée et plus agréable), et un contenu qui se conserve (là, j’en doute) et surtout moins condescendant…. ou moins didactique peut-être. Les pages développement personnel sont surfaites et, pour le reste, c’est un magazine féminin classique. Je préfère acheter Grande Galérie (7,50€), le magazine du Louvre, où tu apprends (on te guide), tu te poses, tu regardes et tu découvres. Tu peux y revenir sans lassitude, d'ailleurs, tu vois, je les garde tous depuis que je les achète.
Tu ne m’en voudras pas ma petite Estelle mais let it Flow...
Merci Sarah, c'est bien noté, Sarah, je te mets donc le prochain le prochain numéro d'Oprah de côté.

dimanche 25 janvier 2015

2015

2015 ne se fera pas oublier de sitôt. La vie pourtant continue  et je suis venue vous présenter mes vœux pour cette nouvelle année. Que 2015 vous soit douce, qu'elle vous offre de belles rencontres et de riches expériences : vivez, vivez intensément ! Levez-vous chaque jour avec la conscience qu'il est miraculeux d'être vivant et armez-vous de courage si d'aventure vous devriez vous extraire d'un rêve qui n'est pas le votre.

De mon côté, après une année 2014 mi-figue mi-raisin placée sous le signe du manque de sommeil, je me souhaite de goûter de nouveau au plaisir de nuits ininterrompues afin de retrouver mon sens de l'humour ainsi que des capacités intellectuelles optimales grâce auxquelles je pourrai de nouveau lire des livres le soir, avant d'aller dormir. Si je pense bien continuer le tricot et la couture, à un rythme certes moins soutenu que l'an passé, c'est surtout l'écriture que j'espère pratiquer de manière plus assidue cette année. Souhaitez-moi donc bonne chance (et une gestion du temps exceptionnelle).


Dans tous les cas, j'espère continuer d'avancer, en dépit de mes doutes et de mes peurs, dans la vie en général et dans ma vie professionnelle en particulier. Est-ce qu’il vous arrive aussi de vous sentir perdus dans votre propre histoire ? Quelles que soient cependant les difficultés que je rencontre, je goûte bien ma chance d'avoir une vie dont le chemin n'est pas tout tracé et je sais comme il est précieux de vivre selon ses propres termes, loin des principes et des idées que d'autres voudraient nous imposer.

Tant pis donc pour les détours et les averses, en 2015, je garde la tête haute et je poursuis mon chemin.

lundi 29 décembre 2014

Extrait de vanille

C'est un drôle de sentiment que de revenir écrire sur son blog après une longue période de silence. Je ne trouve plus mes mots, je ne sais pas par où commencer. Pour être honnête, je me suis demandé si j'allais recommencer. Ma vie aujourd'hui est bien plus remplie que celle de mes débuts sur la toile, il y a plus de dix ans, et les maigres plages de temps libre en fin de journée ont recemment été occupées par l'outil de procastrination le plus redoutable que je connaisse : le tricot.

Si j'ai fini par revenir, c'est finalement pour les mêmes raisons qu'à mes débuts. Parce que j'ai de plus en plus de mal à m'exprimer précisément dans ma langue maternelle et que chaque émotion, chaque sentiment que je peine à exprimer en français semble m'éloigner de mes racines et donc de moi-même. J'ai aussi besoin d'un moyen de partager avec vous qui, comme moi, avez recommencé votre vie aux Etats-Unis, et qui peinez peut-être à trouver vos marques dans ce curieux pays. Si j'utilise déjà facebook pour partager mes bonnes adresses, je n'aime pas le côté éphémère de ce média social et la difficulté d'en naviguer les archives.

Me revoilà donc avec une bouteille d'extrait de vanille maison : qu'en dîtes-vous ?



C'est tellement simple à réaliser : munissez-vous d’une fiole en verre équipée d'un bouchon, glissez-y une poignée de gousses de vanille (disons 5 ou 7), ajoutez un verre de vodka (environ 250 mL) et laissez le temps faire son œuvre, en secouant tout de même la fiole une fois ou deux par semaine. Après quelques jours, la vodka va prendre la couleur d'un caramel, d'abord clair, puis de plus en plus foncé jusqu'à devenir quasi opaque après 6 à 8 semaines. Vous pourrez contrôler la puissance de votre extrait en ajoutant plus ou moins de gousses dans votre fiole et n'hésitez pas à y plonger des gousses un peu (voire complètement) sèches autrement destinées à finir dans la pile à compost. Cet extrait se conserve plusieurs mois à l'abri de la lumière et vous pourrez continuer de l'alimenter de gousses (entières ou en morceaux, vidées ou non), et de vodka.

***

Aux Etats-Unis, vous trouverez une grande selection de gousses de vanille (Mexique, bourbon, Tahiti etc.) ainsi que des tubes et autres fioles dans lesquelles conserver son precieux butin, le tout à d'excellents prix sur le site beanilla. Pour la vodka, je vous conseille celle de la marque Rain. A la maison, elle avait remporté tous les suffrages en dégustation à l'aveugle.