dimanche 23 mars 2014

L'assiette américaine d'Elizabeth Bard

Lunch in Paris, vous connaissez ? Lunch in Paris est l'un de ces livres moelleux comme une couette dont je me réserve la lecture pour un dimanche après-midi un peu gris. Lunch in Paris, c'est l'histoire d'une rencontre, celle de son auteure, Elizabeth Bard, une Américaine qui vit alors en Angleterre, avec son mari, un séduisant Français vivant, lui, à Paris. Apres moultes allers-retours en la France et l'Angleterre, l'auteure finit par s'installer à Paris où, malgré la frustration suscitée par une série de différences culturelles, elle se découvre une passion pour la cuisine.

Lunch in Paris, c'est donc l'histoire d'une nouvelle vie dans un nouveau pays, ponctuée des recettes qui ont accompagné l'auteure dans son adaptation (salade de fenouil, chouquettes, souris d'agneau à l'orange et la badiane etc.). C'est un livre qui trouvera certainement écho chez mes lectrices expatriées et je vous mets au défi de ne pas vous identifier avec l'auteure lorsqu'elle décrit ses efforts pour rencontrer d'autres Américaines... Je ne vous en dis pas plus.



Aujourd'hui, Elizabeth Bard vit en Provence avec mari et enfant ou elle porte la casquette de glacier chez Scaramouche qui vient tout juste de ré-ouvrir ses portes pour la saison. Curieux de découvrir le contenu de l'assiette de cette Américaine en Provence ? Lisez plutôt.

Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu en France ?
I’m an American girl who had lunch with a handsome Frenchman in Paris and never quite went home. My first book, Lunch in Paris: A Love Story with Recipes is about discovering French culture through French cuisine. After nearly a decade in Paris, my husband and I and our baby son moved to a tiny village in Provence. Last spring, we founded Scaramouche, an artisanal ice-cream company based on the exceptional local fruits and flavors we have encountered in the South of France.
Je suis une Américaine qui déjeuné un jour avec un beau Français à Paris et qui n'est jamais vraiment rentrée chez elle. Mon premier livre, Lunch in Paris: A Love Story with Recipes, relate ma découverte de la culture française à travers la cuisine française. Après dix ans à Paris, nous avons, avec mon mari et mon bébé, emménagé dans un tout petit village en Provence. Au printemps dernier, nous avons ouvert Scaramouche, un glacier qui tire son inspiration des fruits locaux exceptionnels et des saveurs que nous avons découvertes dans le sud de la France.


Crédit photo : Scaramouche

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant en France ?
I think the most difficult thing about moving to France was discovering how long I’d been denied food that actually tastes like something. I grew up in the States in the 1970s and 1980s – lots of Jello and Oodles of Noodles. Eating whole fish, raw milk cheese and especially the respect for the seasonal fruits and vegetables – it completely transformed the way I feel about food.
Je crois que le plus dur en m'installant en France a été de prendre conscience d'avoir si longtemps été privée d'une nourriture qui avait vraiment du goût. J'ai grandi aux Etats-Unis pendant les années 70 et 80 - beacoup de Jello et d'Oodles of Noodles. La possibilité de manger du poisson entier et du fromage à base de lait cru ainsi que le respect pour les fruits et légumes de saison, tout cela a complètement transformé la manière dont j'approche la nourriture.

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?
We do most of our weekly shopping at the Sunday outdoor market in Reillanne – I love watching the fruits and vegetables change with the seasons. One minute it’s an avalanche of cherries, the next week they’re gone and it’s on to the apricots… There’s a cheese stand with incredible fresh mozzarella (in the summer) and gorgonzola all year round (we are only two hours from Italy). There’s a woman who makes amazing sheep’s milk yogurt, and plenty of stands with local honey. I buy my meat at our local butcher and fish at the fishmonger that comes with his truck to our local market in Cereste on Thursdays. We only go to the supermarket every 3 or 4 months - to buy staples: pasta, chocolate, toilet paper, water etc. If I were to move back to the states I think the thing I would miss the most are the tomatoes and the white peaches – In Provence we are so close to the growers that everything is just perfectly ripe. And the cheese – the subtlety and variety of the cheese is impossible to recreate outside of France, since the FDA is so paranoid about raw milk.
Nous faisons l'essentiel de nos courses au marché hebdomadaire de Reillanne. J'adore voir les fruits et légumes changer avec les saisons. Un instant c'est une avalanche de cerises et, une semaine plus tard, les abricots ont pris leur place. Il y a un stand de fromage où je trouve une mozzarella incroyable en été ainsi que du gorgonzola toute l'année (l'Italie n'est qu'à deux heures de route). Il y a une dame qui fait un délicieux yaourt de brebis et plusieurs stands où trouver des miels locaux. J'achète ma viande auprès d'un boucher local et mon poisson chez le poissonnier qui vient visiter notre marché avec son camion à Cereste tous les jeudis. Nous n'allons au supermarché que tous les trois ou quatre mois pour acheter les produits de consommation courante comme les pâtes, le chocolat, le papier toilette, l'eau etc. Je pense que si je retournais aux Etats-Unis, ce sont les tomates et les pêches blanches qui me manqueraient le plus. En Provence, nous sommes si proches des producteurs que tout est parfaitement mûr. Et le fromage : la subtilité et la variété des fromages français est impossible à recréer en-dehors de France, puisque la FDA (U.S. Food & Drug Administration) est si paranoaïaque au sujet du lait cru.


Photos : Elizabeth Bard. 

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite aux USA ?
In 2012, when I went to my 20th high school reunion in Northfield, Massachusetts, I brought back a can of maple syrup made from trees on the school’s farm. Best quality dark maple syrup is hard to find in France – and my son likes pancakes! I also have a real weakness for American candy – DOTS and Twizzlers and the like. I try not to take them back to France because they don’t fit into my French eating habits at all – they don’t seem necessary. But on a trip to San Francisco I discovered Chimes Ginger Chews. They are a natural, spicy adult version of my childhood passion, so I slipped a few bags into my suitcase.
En 2012, lorsque je suis retournée à Northfield, dans le Massachusetts, à l'occasion du 20ème anniversaire de ma promotion de lycée, j'ai ramené une conserve de sirop d'érable réalisé à partir de la sève des arbres de l'école. Le sirop d'érable concentré de qualité est difficile à trouver en France et mon fils aime les pancakes ! J'ai également un vrai faible pour les friandises américaines comme les DOTS et les Twizzlers. J'essaie de ne pas en ramener en France car ils ne sont pas en phase avec mes habitudes alimentaires françaises et me paraissent complètement superflus. Mais lors d'un voyage à San Francisco, j'ai découvert les Chimes Ginger Chews. Comme il s'agit d'une version naturelle et épicée d'une passion de mon enfance, j'en ai glissé quelques sachets dans ma valise.


Photo : Elizabeth Bard. (Oh my gosh, ces coupes de glace !!!)

Un mot pour finir ?
I think being a good cook in France is largely about being a careful shopper. If you start with exceptional things, it takes very little effort to create an exceptional meal. We use the same concept to create our ice-cream flavors at Scaramouche. My husband and I are having great fun playing the local products. When you start with raw milk from the cows in Volx, fresh thyme from a friend’s field and wild flower honey from up the road in Reillanne – all of those very specific qualities make their way into the ice-cream. I hope you’ll come visit us for a hot fudge sundae! (Homemade hot fudge was my American addition to our menu…)
Je pense qu'être un bon cuisinier en France consiste largement à savoir choisir de bons produits. Quand on part de produits exceptionnels, ce n'est vraiment pas difficile d'élaborer un repas exceptionnel. Nous utilisons le même principe pour créer les parfums de nos glaces chez Scaramouche. Avec mon mari, nous nous amusons beaucoup avec les produits locaux. Quand on part du lait cru des vaches du Volx, du thym cueilli dans le champ du voisin et du miel millefleurs de l'autre bout de la route à Reillanne, on retrouve toutes les qualités spécifiques à ces produits dans nos glaces. J'espère que vous viendrez nous rendre visite pour un hot fudge sundae ! (le hot fudge maison est ma touche américaine sur le menu...)
 
Photo : Elizabeth Bard. 

Un grand merci à Elizabeth pour ce soleil sur mes pages ! L'évocation de ces glaces m'a donné l'eau à la bouche. Est-ce que cette interview vous a donné envie autant qu'à moi de prendre un billet d'avion pour le sud de la France ?

Scaramouche
Cours Aristide Briand
04280 Céreste, France 
Tel: 04 92 79 48 82

lundi 10 mars 2014

De cet hiver



Les bottines encore mouillées et les mains desséchées par le froid ne vont pas me manquer. Les nuits interrompues par la toux et les tasses de cafés au lait laissées dans le micro-ondes non plus. Je suis heureuse de laisser cet hiver derrière moi, malgré le souvenir...

De ma couette en duvet, dans laquelle je m'enroule tous les soirs.
De la lumière dans le salon après une tempête de neige.
Des compliments sur mon écharpe en crochet, celle au sujet de laquelle j'ai pu dire "I made it!" . 
De mon premier tricot, pour ma fille aînée.
De cette nouvelle écharpe en laine, réalisée par mes soins.
Des rires de ma voisine, à la table de la salle à manger, après une tempête de glace.
Des petits déjeuners chez Philter, le samedi matin.
Des caffè latte du dimanche
De toutes ces chansons que j'ai écoutées, encore et encore, pour faire passer le temps à une petite fille coincée une fois de plus à la maison.
Du plaisir, que j'admets du bout des lèvres, de passer encore une journée à la maison à cause d'une nouvelle chute de neige.

mercredi 8 janvier 2014

Au revoir 2013, bonjour 2014


Auto-portrait à la jupe Miette, le premier vêtement cousu par mes soins.

En 2013, nous avons grandi. Jonathan a saisi de nouvelles opportunités professionnelles, ma fille a commencé sa vie d'écolière et moi, j'ai beaucoup appris. A coudre, comme j'en rêvais depuis des mois. A crocheter, aussi. Nos cœurs aussi ont grandi, pour faire de la place à une petite fille qui a vu le jour cet été. Même notre maison a changé : après huit ans de cohabitation avec une moquette verte, nous avons franchi le pas et remplacé ce revêtement désuet par du parquet.

En 2013, j'ai de nouveau connu l'excitation de l'apprentissage, ces innombrables questions qui accompagnent l'exploration d'une toute nouvelle activité, la fierté d'avoir surmonté la difficulté et d'avoir enfin compris une technique. Aujourd'hui, je peux le dire : je sais poser une fermeture éclair !

 En 2013, je me suis fait confiance. Je me suis lancée, contre toute attente, dans des projets de couture plus ambitieux que la confection d'ourlets. J'ai connu le plaisir de porter mes vêtements. J'ai crocheté mon premier snood !

J'ai beaucoup de rêves pour 2014. Continuer de travailler sur mon projet de livre. Rassembler les recettes de Noël de ma belle-famille dans un livret à poser au pied du sapin à la fin de l'année. Finir de coudre mon short Châtaigne. M'améliorer au crochet. (Ré)-apprendre à tricoter ! Découvrir de nouveaux thés. Revoir ma famille et mes amis en France. Continuer d'avancer.

Je vous souhaite une glorieuse année 2014. Essayez, apprenez et grandissez !

lundi 30 décembre 2013

Gâteau au yaourt, cranberries et citron



Toc, toc, il y a quelqu'un ? Oh, oui, bonjour ! Je profite de cette période un peu étrange entre Noël et le jour de l'an pour sortir de ma torpeur et donner quelques nouvelles. Les deux derniers mois ont filé à une incroyable allure : mes journées sont en effet bien remplies, entre le travail, que j'ai repris début novembre, les "flying bisous" du matin, la préparation quotidienne des lunch boxes, les "bisous hugs" du soir, les dîners en famille avec ma mère, qui est venue nous aider pendant quelques semaines (merci maman !) et mon dernier projet de couture, je n'ai pas toujours l'énergie de venir ici. C'est dommage car ce ne sont pas les idées de recettes qui me manquent ! Tenez, hier après-midi, par exemple, j'ai profité de quelques minutes de temps libre pour préparer un gâteau aux cranberries fraîches. J'adore les cranberries, leur jolie couleur et leur petite pointe d'acidité qui vient égayer les papilles. Elles se marient tres bien avec le citron, que l'on retrouve également dans dans cette version festive du gâteau au yaourt. Un gateau tout simple à servir au petit-déjeuner.

Gâteau au yaourt, cranberries et citron

Ingrédients
130 g de farine
65 g de semoule de maïs (corn flour, de préférence bio ou organic pour éviter les OGM)
125 g de sucre
1/2 cuillère à café de sel
2 cuillères à café de levure chimique
Le zeste d'un citron
Le jus d'un-demi citron
200 g (120 mL) de yaourt
2 œufs
80 mL d'huile d'olive
140 g de cranberries fraîches ou surgelées
Préparation

Préchauffer le four à350°F (180°C). Dans une jatte, mélanger les farines avec le sel, la levure et le zeste de citron. Dans une autre jatte, fouetter le jus de citron avec le yaourt, les œufs et l'huile d'olive jusqu'à obtenir un mélange homogène. Verser le mélange dans la première jatte et, à l'aide d'un fouer, incorporer délicatement la farine  (attention à ne pas trop travailler l'appareil). Verser dans un moule à cake bien beurré et glisser au four pendant 50-55 minutes ou jusqu'à ce que la surface du gâteau soit bien doré et qu'un cure-dent inséré dans le gâteau en ressorte presque sec. Laisser refroidir sur une grille avant de démouler et servir.

Qu'on se le dise

Promis, ma prochaine recette ne sera pas une autre variation autour du gâteau au yaourt.

dimanche 17 novembre 2013

L'assiette américaine de Sheryl (Nouvelle Calédonie)

C'est une assiette américaine un peu particulière que je vous propose de découvrir aujourd'hui puisqu'il s'agit de celle de Sheryl, une Américaine installée... en Nouvelle Calédonie ! En dépit de l'incroyable distance qui nous sépare, nous avons la chance de nous être régulierement vues au cours de ces dernières années et d'être ainsi devenues de veritables amies. Lorsqu'elle retourne en Pennsylvanie, Sheryl ne manque jamais de me ramener des oeufs Kinder de Nouvelle Zélande tandis que je lui fais cadeau de cranberries sèches à ramener sur son île. Lorsque nous nous revoyons, c'est au mall de King of Prussia où nous partons à la recherche d'un nouveau rouge à lèvres chez Neiman Marcus avant de déjeuner chez Peace a Pizza ou chez Cheesecake Factory. Sheryl est une personne radieuse, sa bonne humeur est contagieuse et je suis ravie qu'elle ait accepté partage un peu de son exotique quotidien avec nous.


Sheryl et moi au mall de King of Prussia en 2012

Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu en Nouvelle-Calédonie? 

Je suis née en Nouvelle-Angleterre (Maine) mais après que mon père ait mis fin à sa carrière militaire, nous sommes rentrés vivre dans la région d’origine de mes parents, c’est à dire au « Pennsylvania Dutch Country » dans le comté de Lebanon. Après avoir vécu un peu partout aux USA, l’Europe, l’Afrique et dans le Pacifique nord, nous vivons en Nouvelle Calédonie depuis 22 ans. J’ai rencontré Estelle quand une collègue franco-canadienne qui suivait ce blog y a aperçu une mention des whoopie pies et snickerdoodles (mots et recettes qu’elle avait appris par moi) et est venue me dire qu’il fallait absolument que je lise ce blog car « c’est une française qui vit chez toi ».

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant en Calédonie ? 

A l’epoque (1991), le maigre choix d’ingrédients qui étaient souvent de qualité médiocre, l’absence totale de produits nord-américains (tout était importé de l’Europe) et les prix. Bien qu’il y ait eu une amélioration significative depuis ces dernières années en ce qui concerne les deux premiers problèmes, surtout après l’ouverture de l’importation à des produits provenant de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, les prix posent toujours un sérieux problème car ils sont, au minimum, de deux à dix fois plus chers que ceux en métropole.

 Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ? 

Pour les courses, le choix est limité : Carrefour/Champion, Géant/Casino (il y a aussi Leader-Price mais je n’en suis pas trop fan). Il faut chaque fois faire le tour de tous les magasins pour pouvoir trouver de bons fruits et légumes locaux ou importés (en saison, les avocats et les letchis sont un vrai régal). La viande locale est assez bonne (et complètement indemne de la maladie de la vache folle) mais très chère aussi. On peut aussi avoir du bon poisson frais mais nous l’avons souvent gratuitement de la part d’un ami pêcheur. Dans notre jardin, nous avons un citronnier, un papayer et des manguiers – ces derniers donnent tellement en saison qu’on n’arrive pas à les manger tous. Et les crevettes calédoniennes n’ont pas d’égal dans le monde entier – elles se vendent au prix fort au Japon, en Europe et en Californie et elles ont la côte auprès des plus grands chefs de France! Nous les achetons par sacs de cinq kilos ! Il y aussi toutes les spécialités culinaires des nombreuses cultures qui forment la Nouvelle Calédonie – comme les galettes de lentilles indonésiennes ou des nems vietnamiens qu’on achète dans les petites épiceries du quartier.

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite aux USA ?

Cela vous semblerait bizarre mais pour nous ce sont des Hershey Kisses, Reese’s Peanut Butter Cups, Reese’s Pieces, Twizzlers, etc. qu’il faut ramener à chaque voyage car même nos petits-enfants nés ici les adorent et les réclament. En plus je ramène des ingrédients que je ne peux pas trouver ici pour faire des pâtisseries américaines, comme le buttermilk powder (lait ribot en poudre), les graham crackers, baking powder (poudre à pâte), marshmallow cream (crème de guimauve), Crisco shortening, light corn syrup (sirop de maïs), icing sugar (sucre glace sans silice) ainsi que des ustensiles tels qu'un sifter (tamis) et les measuring cups and spoons (tasses et cuillères à mesurer) et les caissettes à cupcakes.

Un mot pour finir ?

Je suis si contente d’avoir pu connaître Estelle grâce à son blog car c’est exactement à cause du fait qu’elle est une Américaine née en France et que je suis une Française née en Amérique que nous sommes devenues de véritables amies ;-)

Ah, Sheryl, ton manguier me fait rêver !